Progressive Rock Band

Prog censor

prog censor

Prog censor: Quatrièmealbum pour Logos, quatuor italien en provenance de Vérone. Composé de Luca Zerman (chant, claviers), Fabio Gaspari (chant, basse, guitare, mandoline), Claudio Antolini (piano, claviers) et Alessandro Perbellini (batterie).

Nos compères se sont fait aider dans la réalisation de cet album par Elisa Montaldo (Il Tempio delle Clessidre, Vly) au chant (4), Massimo Maoli à la guitare (6), Simone Chiampan à la batterie (4) et Federico Zoccatelli au saxophone (2).

Les rétifs à la langue de Dante peuvent dès à présent arrêter la lecture de cette chronique car c’est bien de progressif italien dont il est question ici, avec tous les maniérismes habituels à ce genre, même si le traitement du son se montre plus moderne, plus proche des nineties que des seventies.

Et pourtant l’album est d’un excellent niveau; son titre fait référence à cette ancienne légende japonaise selon laquelle celui qui disposerait d’un millier de grues en papier réalisées selon la technique de l’origami verrait tous ses vœux se réaliser…

Mais plongeons-nous dans une écoute moins distraite de cette œuvre. «Origami in SOL» est un court instrumental (à peine deux minutes) avec, déjà, une envolée majestueuse des claviers. «Paesaggi di insonnia» est plus charnu pour ses onze minutes de musique. Les claviers sautillants mais nappés d’une couche les enrobant font mouche. Il ne faut pas plus de dix minutes à nos amis transalpins pour enfoncer le clou avec «Un lieto inquietarsi».

S’ensuit une belle ballade comme les Italiens sont capables d’en composer, avec «Il Sarto», histoire de nous laisser respirer et succomber à l’envoûtement de la très belle voix d’Elisa. Un thème répétitif au clavier, c’est ainsi que nous accueille le titre suivant, «Zaini di elio», pour, plus loin, nettement varier les plaisirs d’audition (douze minutes, et le record n’est pas encore atteint), car plusieurs tiroirs s’ouvrent au fur et à mesure de l’avancée du titre.

Mais la pièce de résistance s’avère être la plage titulaire (plus de 21 minutes) débutant par un piano aux notes les plus délicates avant que les claviers ne prennent la relève avec toute l’emphase nécessaire. Tout ce que l’on peut attendre de ce type de progressif se retrouve magnifié par ce groupe qui ne demande qu’à être écouté attentivement.

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